J68 : City trip.

Ce matin, je suis allée tôt vers la plage.
Qui l’eut cru ? Le confinement a révélé en moi une grande passion pour la corde à sauter.

Il n’y avait presque personne, que moi et le soleil.
Peu de personnes prenaient des photos, chacun faisait sa routine matinale. On était entre nous.
Chaque jour, on se réapproprie la ville et on se sent plus proche des gens que l’on rencontre. C’est comme si partager des lieux familiers nous rendaient également plus familier entre nous.

C’est plus marquant dans une ville touristique.
Chaque jour, on se la réapproprie, on découvre de nouvelles perspectives. On voit des lieux habituellement bondés d’un seul coup vides de monde. A nu, ils retrouvent leur magie originelle, leur vérité brute sans une foule d’invités au premier plan.

Hier j’ai remonté les ramblas en vélo. Elles étaient vides. Il ne restait que les pickpockets. D’habitude je fuis. Là, j’étais en promenade. Un luxe !


Au détour d’une rue, on remarque un détail sur une porte ou une façade. Les commerces et les magasins fermés, il n’y a aucune distraction inutile, on s’absorbe à redécouvrir la ville.

Venise, Barcelone, Paris, Prague, il a fallu être au pied des murs de nos villes pour se rendre compte des trésors qu’on brocantait.

Journal de confinement

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