J60 : La faiblesse est le courage des autres.
Citation d’A. Brochu

Je dédie ces mots à tous ceux sur lesquels repose l’Europe aujourd’hui.
Les soignants.
Les ouvriers agricoles et les producteurs.
Les pharmaciennes et pharmaciens.
Les forces de l’ordre, l’armée, la police.
Les caissières et caissiers.
Les livreurs.
J’ai eu un haut le coeur aujourd’hui en apprenant que les footballeurs avaient déjà passé 3 tests en Espagne alors qu’on le refuse aux soignants.
Que ferait-on sans eux ?
Aujourd’hui, je n’ai pas besoin d’un footballeur, ni d’une personnalité, ni d’un député, ni d’un président, ni d’un actionnaire.
Dans cette crise, on le voit bien depuis le début. Ils sont aussi paumés que nous, on est à complète égalité : on se fie au bon sens et à l’instinct, on gère en même temps qu’eux.
Ils ne savent rien, en tous cas rien de plus que nous.
Ceux qui me sauvent, ce sont eux.
L’infirmière qui soigne, l’épicier qui vend, l’artisan qui fabrique, l’agriculteur qui produit, le policier qui protège.
Ce ne sont pas eux là-haut dans leur tour d’ivoire. Haute, trop haute, tellement haute qu’ils n’ont pas su prévenir une crise sanitaire mondiale.
Quand je dis « ceux qui me sauvent », je devrais dire « celles ».
Comme le dit Christiane Taubira et ce reportage du Monde, « c’est une bande de femmes qui fait tenir la société!’.
D’un pays, à une entreprise, à une famille, au corps, elles sont toujours le maillon silencieux et robuste d’un système qui vacille.
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