J38 : De bonne guerre.

On a du mal à l’admettre, mais le fait est là : l’Allemagne gère mieux que nous.
Ils sont forts ces allemands.
A l’heure où on en est en train de négocier des masques sur le tarmac d’aéroports chinois, eux ils avaient déjà trouvé un test en janvier et lançaient une campagne de dépistage préventif massif. En 2 temps 3 mouvements, ils réquisitionnaient toute leur industrie pour la production de masques, gants, gels.
On a beau dire, ça sert une industrie forte en temps de guerre.
J’ose l’évoquer.
On l’aborde à demi-mot dans de petites blagues étouffées, et qu’on désavoue de suite : « ce n’est pas une guerre quand les soldats sont assis sur un canapé ».
Il n’empêche. Les ressemblances sont troublantes : la mort qui rôde, la fermeture des frontières, l’enfermement, l’état d’alerte des gouvernements, l’économie piétinée qui repose désormais sur les biens de première nécessité.
Tous les jours, les pays comptent leurs morts.
Et là en bonne héritière de la génération Erasmus, je me dis « Mais que fait l’Europe nom d’une pipe ?! »
Pourquoi il y a tant de différence dans la gestion de cette crise ?
On pourrait s’attendre à ce que l’Europe réfléchisse à un plan unique pour gérer au mieux le dépistage, le contrôle de l’épidémie, l’approvisionnement en matériel. Qu’elle mette en place un plan unique et de référence pour tous les pays. Qu’elle soit la force unificatrice et protectrice pour laquelle elle a été créée.
Mais non. Elle n’arrive même pas à mettre en place un référentiel pour que les statistiques soient comparables.
C’est sans doute le plus gros bluff de ce siècle.
Chère Europe, je vous aime mais je pars.
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