J35 : Sautes d’humeur.

Il y a des jours, on arrive au bureau et on est énervés.
Il y a toujours une bonne raison.
» Non mais laisse tomber, ce matin ce n’est pas ma journée, tu sais pas ce qui m’est arrivé…! »
Et s’ensuivent différents potentiels scénarios.
Scénario 1 : On a une réunion importante ce matin qu’on doit préparer. Au moment de partir de chez soi,on ne trouve pas ses clefs. On arrive au bureau énervé.
Scénario 2 : Ce matin, il veut mettre sa combi de ski alors qu’il fait 28°C. Cris, pleurs, le matin parfait pour démarrer la journée. On arrive au bureau énervé.
Scénario 3 : 30mn de retard dans le métro, 30mn de bouchon au niveau de la double voie. On arrive au bureau énervé.
Scénario 4 : Il est encore parti sans sortir ni étendre le linge comme on lui avait demandé. On arrive au bureau énervé.
Scénario 5 : Juste avant de passer les portes du bureau,le premier café du matin s’étale sur notre chemise. On passe les portes du bureau énervé.
Ce matin, j’étais énervée.
Je n’ai pas eu besoin de chercher mes clefs car je ne sors pas.
Je l’ai mis en combinaison de ski pour suivre sa classe.
Je n’ai eu aucun retard de transport car le seul trajet que je fais c’est chambre-salon.
Je l’ai appelé direct pour étendre le linge.
J’ai changé de chemise.
Et pourtant j’étais quand même énervée. A mon grand désespoir sans justification.
Heureusement pour moi, il y a les pieds.
L’être humain cherche une raison à tout.
Et donc, quand il se lève énervé, il s’en prend à son pied gauche.
» Non mais laisse tomber, ce matin ce n’est pas ma journée, tu sais pas ce qui m’est arrivé…! »
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