J19 : Fin de mois.

Comme d’habitude dans mon boulot, je passe le début du mois au téléphone avec le saint-esprit administratif : banque, comptabilité et organismes publics.
Aujourd’hui ça ressemblait à une vieille cave condamnée.
On n’y voit pas bien clair, c’est sombre et ça sent mauvais.
Beaucoup de paiements sont bloqués. Les robinets d’investissement sont coupés. La production et la consommation sont à l’arrêt. La moitié de l’Europe est en chômage technique et les Etats ont annoncé des aides qu’ils ne sont pas en mesure de financer.
J’ai entendu l’histoire d’un patron qui s’est endetté pour financer le chômage technique de son entreprise. Cela permettra sans doute à ses employés de rembourser leurs propres prêts.
Comme elle est vilaine, cette génération qui s’endette sur l’espoir de voir leurs enfants trimer et créer de la valeur.
L’économie mondiale tient aujourd’hui sur un fin plancher en verre sur lequel les pays se sont immobilisés en espérant qu’elle ne va pas céder.
C’étaient sans compter sur des systèmes spéculatifs et financiers dépravés qui ont construit un building de 36 étages.
On se rappelle que la plupart des parachutes dorés ont déjà été utilisés.
Gare à la chute.
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