J17: Morphée, mon ami.

Je m’étonne de dormir si bien. Je m’endors fatiguée – je ne pourrais pas vous dire bien comment parce qu’à part manger et pianoter sur mon téléphone et ordi je ne m’active pas beaucoup. Je dors bien et longtemps.

J’ai une grande capacité à rêver, je suis de ceux qui peuvent voler sur commande dans leurs rêves. Au fil des années et de mes aventures, j’ai cru que mes rêves évoluaient de façon proportionnelle à mes expériences et émotions. Que lorsque j’avais une journée intense avec beaucoup de sensations, mes rêves continuaient sur la lancée
Cette quarantaine est en train de défaire cette croyance.


Je tourne en rond dans mon appart’, je pense beaucoup certes mais mes aventures sont réduites à choisir entre thé vert et thé noir le matin et quel jogging vais-je mettre pour les 3 prochains jours.


Et pourtant. Chaque matin, en me levant, je m’étonne de ma capacité de rêver, d’imaginer, de réinventer. Je vis et revis en rêve des aventures géniales.
Quand la réalité fait défaut, la rêverie prend le relais.
On ne fait jamais assez confiance au pouvoir de l’esprit et au terreau d’imaginaire qui sommeille en nous.

Journal de confinement

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