J11 : L’inertie.

Au début du confinement, mon cerveau débordait de plans.

J’allais lire, méditer, faire du yoga, pratiquer le mime, me former, enchaîner des séries d’abdo quotidiennes, suivre des tutos de dessin, cuisiner … Comme à mon habitude, j’avais une valise d’idées.

Puis très vite, ce sont devenus des plans B. Les plans A sont maintenant plutôt bosser, traîner sur les réseaux sociaux, voir quelques films et grignoter. En fait, cela ne change pas grand-chose à ma routine pré-quarantaine.

J’ai pourtant essayé, j’ai lutté ces 10 premiers jours : je me suis inscrite à du yoga en ligne, j’ai cherché des exercices de mime, j’ai parcouru des sites professionnels de management et de tourisme. Et vlan ! Je suis retombée comme une bonne grosse tortilla espagnole au fond de sa poêle.

C’est difficile de s’activer dans un monde inerte. Comme il est tout aussi difficile d’être calme quand tout s’agite autour de nous.
Quand les gens s’extasiaient sur le haut niveau de yoga qu’il y avait à Bali, je leur disais souvent que les vrais maîtres à respecter sont ceux qui le sont ailleurs. C’est beaucoup plus courageux et difficile d’être un bon prof de yoga dans des pays froids et stressés qu’à Bali où les conditions sont parfaites.

Cher moi-même, je t’accorde le droit à la slow life. Et au diable la culpabilisation.
Après tout, il faut vivre avec son temps. Et aujourd’hui, c’est le temps de la quarantaine.
On aura bien l’occasion de se remettre à courir dans quelques mois, quelque chose me dit que ce sera sans doute même un ultra marathon.

En attendant, inertons mes amis, inertons.

Journal de confinement